Rallye
La Loire Insolite

3, 4, 5, Octobre 2025

En ce petit matin du vendredi 3 octobre, dehors il faisait déjà un peu frisquet et malgré une légère brume qui s’était installée durant la nuit, cela n’a pas empêché nos anciennes de se retrouver au relais de la Maison des blés, tout à côté d’Etampes.

Après avoir quitté la Beauce, passé la Loire à Meung et pénétré en Sologne,
nous franchissons la grille d’honneur et entrons dans le parc du château de La Borde en Sologne.

Il est temps de mettre en route nos belles voitures et, roadbook et stylo en main, nous voici partis pour trois belles journées de découvertes d’une Loire insolite.

Une fois nos carrosses alignés devant ce château du 17ème, nous-nous dirigeons vers la terrasse où l’on nous sert de délicieux amuses bouches accompagnés d’un excellent pétillant de Loire.

Puis, sous les lambris peints du 18ème un déjeuner gastronomique nous est servi. Premier festin, premier régal, ce rallye s’annonce sous les meilleurs auspices.

Cette étape au cœur de la Sologne
a en fait été judicieusement choisie car elle se situe à deux pas
du musée Matra (Mécanique-Aviation-TRAction)
de Romorantin que nous allons visiter.

L’heure tournant plus vite que souhaité, poursuite de notre route vers le Château de Laroche-Ploquin qui a été spécialement privatisé pour nous. Construit au 16ème siècle et transformé en 2017 en hôtel 4****, le château servi, pendant la deuxième guerre, d’hôpital de campagne, de cache d’armes, de planque pour les résistants et de base de départ pour le franchissement clandestin de la ligne de démarcation.

Le château disposant également d’un restaurant gastronomique,
son chef s’est attaché tout au long de notre séjour, à nous concocter de bons petits plats.

SAMEDI MATIN

Non seulement une petite pluie agaçante nous accompagne tout au long de la route mais pire, à notre arrivée à Chinon, au passage de la Vienne, c’est la tempête Amy qui nous accueille. La route, bien que bucolique et choisie pour telle, est aussi étroite qu’un lacet de chaussure.

C’est fantasmagorique ! Le vent hurle, les branches tombent, la pluie s’abat en rafales. A plusieurs reprises, il faut s’arrêter, dégager les branches à terre et se frayer un passage en direction de Fontevraud et du château de Brézé.

Arrivés au château de Brézé, miracle, la pluie cesse. Place à la visite de cette étonnante demeure qui, au fil des temps, s’est dotée d’un réseau troglodytique pour protéger les chatelains et les villageois des attaques ennemies.

L’ensemble comporte aussi bien des pièces de vie quotidienne comme une boulangerie, une écurie, que militaire avec 3 pont-levis et des chemins de ronde.

La tempête est passée, le ciel est revenu
au bleu, allez hop, direction les Caves de Marson.

Ce restaurant troglodyte perpétue la tradition des « fouées »,

fines galettes de pâte à pain levées, cuites au four à feu de bois, délicatement sous la cendre, qui une fois levées et transformées en délicieux petits pains, servent de« fourre-tout » pour y loger aussi bien de la charcuterie que des petits fromages de chèvre locaux.

Ce déjeuner rustique, local et bien appétissant terminé, c’est la maison Ackermann de Saumur qui nous accueille pour la visite de ses caves.

L’après-midi se poursuit pour aller rejoindre le Château de Candé

Qu’à cela ne tienne, nous décidons de visiter cette jolie demeure, ancienne propriété d’un riche homme d’affaires Franco-Américain, Charles Bedaux, qui s’attacha à modifier l’aménagement intérieur en conciliant modernité, confort et esthétique. C’est dans cet écrin que se déroula, le 3 juin 1937, le mariage civil de l’ex-roi Édouard VIII avec Wallis Simpson.

Mais l’heure tourne et nous devons retourner à Laroche-Ploquin pour la soirée de gala qui va bientôt avoir lieu sur le thème des fleurs.

Tous ont joué le jeu pour arborer un costume « fleuri ».
Repas de fête oblige, suivi d’une soirée dansante endiablée où chacun s’en est donné à cœur joie.

Nous voici au château de Montpoupon, haut lieu de la vénerie française.

Une fois la découverte des communs qui abritent une riche collection d’objets liés à la chasse à courre, c’est Louise, la femme de chambre de Mme de la Motte Saint-Pierre qui nous fait revivre, « in vivo »,
son quotidien de travail. On s’y croirait.

Nous quittons cette sympathique étape pour rejoindre, via Montrichard,
le terminus de notre merveilleuse escapade en Loire insolite : Le relais des Hauts de Loire.

A ce bouquet final en apothéose du rallye,
notre présidente choisit l’instant magique de l’apéritif pour remettre aux uns et aux autres,
de merveilleux trophées : Magnums de champagne,
cadeaux de la boutique ainsi qu’une superbe housse de voiture.

Mais toute bonne chose a une fin
et le chemin du retour à la maison nous tend les bras.

Alors, c’est la tête remplie de bons souvenirs et les cheveux au vent au volant de nos cabriolets, que nous-nous quittons pour mieux nous retrouver une prochaine fois.
Merci aux organisateurs pour cette belle randonnée, bravo pour le choix des châteaux et des restaurants, de ces belles visites et de cette chaleureuse ambiance si caractéristique du CLUB de L’AUTO.

Gilles Gailly de Taurines